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jeudi 4 décembre 2014
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Investir dans la croissance de l’aéronautique

Shorex. Treizième édition du salon sur la gestion d’actifs hier.

Marjorie Théry

Le désormais traditionnel Shorex Wealth Management forum s’est déroulé hier à Genève. Sept interventions se sont succédées en matinée sur des thèmes variés incluant les perspectives du marché actions américain, les évolutions légales dans la gestion d’actifs en Suisse ou les atouts de certaines structures luxembourgeoises. Trois panels de discussion ont rythmé l’après midi de cet événement qui rassemble un auditoire majoritairement suisse autour de professionnels de la gestion d’actifs européenne, mais aussi nord-américaine.

Au-delà des traditionnels outlook et analyses de marchés, quelques interventions se sont démarquées par leur originalité, comme celle de Pieter Busscher de RobecoSAM sur les investissements dans les Smart Materials. Ou celle de Laurent Biousse, directeur et co-fondateur d’Aeronautics Investment. La stratégie d’investissement présentée par ce dernier est basée entièrement sur la croissance du marché mondial de l’aéronautique, dont le rythme est d’environ 5% par année.

«Le nombre d’appareils devrait passer de 25.000 à 35.000 en 2017 et 12.000 devront être remplacés d’ici 13 ans.» Plusieurs types d’investissements peuvent bénéficier de cette tendance à la hausse. Il peut s’agit de titres d’entreprises à plusieurs niveaux de la chaîne de valeur: constructeurs (Boeing, Airbus etc.) fabricants de moteurs, compagnies aériennes, maintenance, intermédiaires etc. Mais aussi les spécialistes du leasing, qui augmente fortement dans ce secteur.

Les perspectives sont particulièrement positives pour les constructeurs. «Aujourd’hui les carnets de commandes sont pleins. Chez Airbus on compte presque 9 ans d’attente pour les nouvelles commandes, alors qu’il s’agissait plutôt de 3 ou 4 ans ces dernières années.»

Il est aussi possible de se positionner sur les appareils en reconversion. «La durée de vie d’un avion de ligne est d’environ 25 ans. D’ici 2030, 1000 avions par an vont arriver à ce terme. Et il est souvent plus simple de changer d’appareil que de les remettre aux normes.» Il est alors possible de racheter ces appareils pour soit: vendre les pièces détachées (long et compliqué), se concentrer sur la revente des moteurs, qui représentent 80% à 90% du prix d’un appareil de cet âge, ou transformer les avions de ligne en avions cargo. Un domaine où Israël et la Floride se sont spécialisés. Pour un Boeing 737 acheté 4,5 millions de dollars et en comptant 2 millions de travaux, il est possible de revendre l’appareil 8 millions, et donc de réaliser un bénéfice d’1,5 million par exemple. Une opération rentable mais complexe, qui nécessite une due diligence très approfondie compte tenu des réglementations très strictes dans l’aéronautique et le recours à des spécialistes.

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